Dans cet article du 18 février dernier, j’émettais
l’hypothèse que le juge brestois ou chef djihadiste Raymond André ait pu
être assassiné par un service secret quelconque, compte tenu de signaux
que j’enregistrais dans mes statistiques de blog :
Trois jour plus tard, la mort de Fabien Clain était annoncée par voie de presse.
Il a été tué mercredi après-midi, 20 février 2019, probablement par
un tir de drone américain, après quatre jours de surveillance par les
services de renseignements.
Dès le lendemain, jeudi 21 février 2019, était tué au Mali par une
frappe française Djamel Okacha alias Yahya Abou El Hamam, un autre chef
djihadiste.
Chacun en déduit ce qu’il veut, pour le passé comme pour l’avenir.
Les djihadistes Jean-Michel et Fabien Clain visés par une frappe de la coalition en Syrie
Fabien Clain, l’un des plus hauts cadres français de l’EI et auteur
du message de revendication des attentats du 13-Novembre, aurait été tué
et son frère blessé, selon plusieurs sources.
Par Elise Vincent et Allan Kaval Publié le 21 février 2019 à 18h32 – Mis à jour le 22 février 2019 à 10h14
Temps de Lecture 6 min.
Un soldat des Forces démocratiques syriennes (FDS) surveille
le bombardement d’Al-Baghouz par les forces alliées, le 19 février.
BULENT KILIC / AFP
Ils étaient l’objectif numéro un des services de renseignement
français depuis plusieurs mois. L’une des cibles prioritaires des
bombardements de la coalition internationale engagée dans la guerre en
Syrie. Les frères Clain, Fabien et Jean-Michel, deux Français considérés
comme appartenant auxcadres de l’organisation Etat islamique (EI), ont été visés,en
milieu de semaine, par une frappe de la coalition qui aurait
possiblement tué Fabien l’aîné, et blessé gravement le cadet,
Jean-Michel. C’est du moins ce qu’a indiqué au Monde une source française, confirmant une information de France Inter, jeudi 21 février.
« Fabien Clain a été tué et son frère, Jean-Michel, a été
grièvement blessé par une frappe de la coalition qui les visait
spécifiquement », a déclaré cette source au Monde,
précisant qu’il ne s’agissait pas d’une frappe française. C’est à
Al-Baghouz, dernier bastion de l’EI, dans le sud-est de la Syrie, à deux
pas de la frontière irakienne, que les deux frères, âgés de 41 et 38
ans, auraient été repérés et visés. Les services français supposaient
depuis plusieurs mois qu’ils se terraient quelque part dans cette région
située le long de l’Euphrate. Mais les frères Clain demeuraient
jusque-là introuvables.
Lire le portrait publié en 2015 : Fabien Clain, la « voix » du massacre de Paris
Une relative incertitude demeurait cependant, vendredi matin, sur le
sort réel des deux frères, connus pour avoir prêté leur voix à l’EI lors
de la revendication des attaques du 13 novembre 2015 à Paris (130 morts et 490 blessés). Plusieurs sources sécuritaires contactées par Le Monde
ont refusé de confirmer s’ils avaient été touchés ou pas, se montrant
prudentes dans l’attente de preuves matérielles irréfutables. Selon une
source diplomatique française et un responsable des forces démocratiques
syriennes cités par l’agence Associated Press, des vérifications
étaient en cours, jeudi, sur le terrain.
L’avis de recherche de Fabien Clain diffusé par Interpol. SAISIE D’ECRAN / INTERPOL / AP
Djihad « low cost »
De façon inhabituelle, la ministre des armées, Florence Parly, a de
son côté publié deux messages sur Twitter, jeudi soir, qualifiant la
mort de Fabien Clain de « possible » mais « pas confirmée ». «
Au cours des opérations de reconquête du dernier bastion de Daech
menées par la coalition, il est possible en effet que Fabien Clain ait
été tué », a-t-elle ainsi écrit, ajoutant : « Si c’est bien le
cas, les Français qui se souviennent de ses appels au meurtre et de son
rôle dans le pseudo-Etat islamique, en seront sûrement soulagés. Nous
restons vigilants, cette information n’est pas confirmée. »
Au cours des opérations de reconquête du dernier
bastion de Daech menées par la coalition, il est possible en effet que
Fabien Clain ait été tué. 1/2
Florence Parly ✔ @florence_parly
Si c’est bien le cas, les Français qui se
souviennent de ses appels au meurtre et de son rôle dans le pseudo-Etat
islamique, en seront sûrement soulagés. Nous restons vigilants, cette
information n’est pas confirmée. 2/2
Une prudence liée à l’expérience de plusieurs opérations similaires
menées ces dernières années sur le théâtre irako-syrien. Plusieurs
djihadistes de haut rang ont en effet été annoncés comme morts, avant
que leur décès ne soit invalidé quelques mois plus tard.
L’un des exemples les plus connus concerne Rachid Kassim. En février
2017, celui qui avait fait basculer la France dans le djihad « low cost »
en recrutant sur les réseaux sociaux, et dont il est établi qu’il a en
partie inspiré à distance les attentats de Magnanville (Yvelines) et de
Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), avait été donné pour mort
après une frappe américaine. Or, c’est seulement à l’automne 2017 que Rachid Kassim a été tué dans un bombardement ciblé.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Al-Baghouz, dernier réduit de l’Etat islamique et de ses « étrangers »
En attendant l’éventuelle confirmation du décès de Fabien Clain et
des blessures de son cadet, le parcours de ces deux Toulousains demeure
emblématique d’une génération de djihadistes qui a commencé à faire ses
classes dans la galaxie terroriste au début des années 2000. Leur
trajectoire n’est pas celle de délinquants de cité, mais de jeunes
convertis issus d’une famille catholique pratiquante, attirés par
l’islam salafiste de façon assez précoce, dès la fin des années 1990.
Bien qu’ils soient nés à Toulouse, les frères Clain, d’origine
réunionnaise par leur père, ont passé l’essentiel de leur enfance dans
l’Orne, à Alençon.
Djihadosphère française
Leur radicalisation s’accélère une fois qu’ils reviennent s’installer
à Toulouse, dans le quartier du Mirail. C’est là qu’ils vont rencontrer
celui qui va s’avérer déterminant dans leur attirance pour leur djihad à
une époque où le sujet est encore marginal : Olivier Corel, surnommé «
l’Emir blanc ». Bien qu’il s’en défende, ce Syrien très prosélyte va les
encourager à monter l’une des premières filières de combattants pour
l’Irak, au milieu des années 2000 : la filière dite d’Artigat, qui a
formé plusieurs figures historiques de la djihadosphère française. Les
frères Clain côtoient alors notamment la famille de Mohammed Merah,
auteur des tueries de Toulouse, en 2012.
Fabien Clain sera condamné à cinq ans de prison en 2009 pour sa
participation active à cette filière. Mais sa détention ne changera rien
à ses convictions. Entre 2014 et 2015, les deux frères partent tour à
tour rejoindre les rangs de l’EI. D’abord simples combattants, ils
montent rapidement les échelons au sein de l’organisation terroriste.
Depuis, ils semblaient toujours échapper à la traque les visant. Le 28
décembre 2018, l’EI avait même diffusé un message audio de Fabien Clain
exhortant les sympathisants de l’EI en France à commettre des attentats
pour « venger ceux qui meurent » dans les frappes de la coalition.
Mort de Fabien Clain : avant de lancer la frappe aérienne, les services de renseignements ont mené 4 jours de surveillance
Les autorités ont longtemps cru que les deux frères Clain étaient
déjà morts avant de les localiser dans la zone de Baghouz, en Syrie.
Les environs de Baghouz (Syrie), le 14 février 2019. (DELIL SOULEIMAN / AFP)
Avant la frappe aérienne de la coalition internationale qui a provoqué la mort du jihadiste français Fabien Clain,
considéré comme la voix ayant revendiqué au nom de Daech les attentats
du 13 novembre 2015 à Paris, et qui a grièvement blessé son frère
Jean-Michel, les services de renseignements ont mené quatre jours de
surveillance. Les services de renseignements savaient que Fabien Clain
et son frère se trouvaient dans la région de Baghouz en Syrie.
Le jihadiste français Fabien Clain a été tué mercredi après-midi en
Syrie par une frappe de la coalition internationale et son frère,
Jean-Michel, est gravement blessé. C’est au terme de ces quatre jours de
surveillance qu’une frappe aérienne de la coalition a été décidée.
Il s’agit probablement d’un tir de drone américain
Le Pentagone ne donne pour l’instant aucune information sur ce tir de
drone, mais on sait que 90% des frappes aériennes menées en Syrie le
sont par les Américains. Seuls les Etats-Unis disposent par ailleurs
dans la région de ces drones équipés de missiles. Ils partent
généralement de la base aérienne d’Al-Asad, dans le centre de l’Irak.
Pendant un moment, les autorités ont cru que les deux frères étaient
morts, en raison de la défaite progressive sur le terrain de Daech.
Finalement, les services de renseignement ont appris que Fabien et
Jean-Michel Clain étaient toujours vivants et s’étaient retranchés à
Baghouz, un village de l’est de la Syrie, avec 300 à 500 autres
combattants de Daech.
La zone est encerclée par les forces de la coalition
Ce dernier bastion de Daech est ciblé par une intense campagne de
frappes menées par la coalition depuis une dizaine de jours, et est
également encerclé par les armées régulières syrienne et irakienne,
ainsi que par les Kurdes des Forces démocratiques syriennes.
La présence des frères Clain a pu être révélée par plusieurs moyens,
selon le spécialiste défense de franceinfo. Grâce au renseignement
humain, d’abord : les jihadistes qui se sont rendus et les civils qui
ont fui la ville dernièrement ont pu apporter des informations. La
« bulle aérienne » autour de Baghouz est par ailleurs totalement
contrôlée par la coalition internationale : les avions et drones de
surveillance ont donc pu capter tout ce qui s’y passait.
Des soldats français de l’opération Barkhane patrouillent à Timbamogoye, Mali, 10 mars 2016.
Les militaires français de l’opération Barkhane ont tué jeudi au Mali
le chef d’un des principaux groupes djihadistes au Sahel, l’Algérien
Yahya Abou El Hamame, a annoncé vendredi la ministre des Armées Florence
Parly.
Chef de « l’émirat du Sahara » d’Al-Qaïda au Maghreb islamique
(Aqmi), l’homme était le numéro deux de l’alliance jihadiste dirigée par
le Touareg malien Iyad Ag Ghaly, le Groupe de soutien à l’islam et aux
musulmans (GSIM).
« Djamel Okacha était une figure proéminente, un des membres
fondateurs du JNIM (acronyme arabe du GSIM, ndlr). Il était très
important au sein de l’organisation », confirme auprès de l’AFP Aurélien
Tobie, chercheur sur le Sahel au Stockholm International Peace Research
Institute (Sipri).
La ministre Florence Parly a évoqué une « action spectaculaire » qui
porte « un coup très dur pour les groupes terroristes agissant au
Sahel », soulignant que le GSIM « aura perdu trois de ses principaux
chefs en l’espace d’une année, tous des adjoints proches de Iyad Ag
Ghaly ».
« C’est vrai que la France a réussi à éliminer la plupart des membres
fondateurs du JNIM qui apparaissaient dans la vidéo de sa création il y
a maintenant deux ans », admet M. Tobie. Mais le communiqué est « très
optimiste » sur l’impact de cette frappe », nuance l’expert.
« Le JNIM jusqu’à maintenant a toujours réussi à se rétablir et à
conduire encore des opérations très très significatives malgré la mort
de ses chefs. Il faut aussi rappeler que la France avait aussi annoncé
la mort d’Amadou Koufa il y a quelques mois mais qu’elle n’est toujours
pas confirmée », a-t-il ajouté.
Jeudi, la force Barkhane a identifié Yahya Abou El Hamame dans un
convoi de véhicules au nord de Tombouctou (nord-ouest), selon un
porte-parole de l’état-major français.
Pour l’intercepter, les Français ont mobilisé des moyens terrestres
et aériens, dont cinq hélicoptères et un drone de surveillance Reaper.
« Quand les commandos se sont approchés, les pickup ont ouvert le
feu, déclenchant la riposte des hélicoptères », qui ont mis hors de
combat 11 terroristes », dont Yahya Abou El Hamame, a détaillé le
porte-parole.
Frappes aériennes françaises dans le centre du Mali
– Combattant aguerri -
Natif de Reghaïa (préfecture d’Alger), Djamel Okacha (alias Yahya Abou El Hamame), était un combattant aguerri.
Ancien membre du Groupe islamique armé (GIA) puis du Groupe salafiste
pour la prédication et le combat (GSPC, devenu Aqmi), Okacha était
soupçonné d’implication dans l’assassinat en juin 2009 à Nouakchott d’un
Américain, Christopher Logest, et dans l’attaque contre l’ambassade de
France (deux blessés) en août de la même année dans la capitale
mauritanienne.
En 2013, il a succédé à Abdelhamid Abou Zeïd, l’un des principaux
chefs d’Aqmi tué par l’armée française lors de combats dans l’Adrar des
Ifoghas (nord du Mali).
Il était apparu dans une vidéo publiée en novembre 2018 aux côtés
d’Iyad Ag Ghaly, chef du GSIM, et d’Amadou Koufa, un prédicateur radical
peulh éliminé par l’armée française fin novembre. Dans cette vidéo, les
trois chefs islamistes appelaient à « poursuivre le jihad ».
L’annonce de la mort de cette figure djihadiste au Sahel intervient
quelques heures avant l’arrivée au Mali du Premier ministre français
Edouard Philippe, accompagné par Florence Parly et le ministre français
des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.
Depuis 2014, la France a déployé quelque 4.500 hommes au Sahel dans
le cadre de l’opération Barkhane qui vise à lutter contre les groupes
djihadistes opérant dans la région et au Sahara.
En dépit du succès de l’intervention militaire française de 2013, qui
a permis la reconquête du nord du Mali occupé par les jihadistes, des
zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes
et étrangères régulièrement visées par des attaques.
Les violences se sont progressivement propagées du nord vers le
centre et le sud du Mali, puis plus récemment au Niger ainsi qu’au
Burkina Faso, où la situation est jugée la plus inquiétante.
Voilà encore des témoignages de victimes de la Ligue du LOL décrivant
exactement ce que j’ai subi moi aussi de 2008 à 2010 sur les sites
Rue89 et le Post, après m’être révélée sur le premier comme victime de
harcèlement moral en entreprise.
J’en ai déjà parlé dans cet article il y a deux jours, en oubliant
les usurpations d’identité qui commencent dès les mois de février et
mars 2009 sur le site Rue89 – une vraie manie du psychopathe Pascal
Edouard Cyprien Luraghi :
Seule différence avec les victimes de la Ligue du LOL, mais de taille
: j’étais totalement anonyme et n’avais jamais fourni dans aucun de mes
commentaires aucun élément qui permette de m’identifier ou d’identifier
des tiers, hors un ancien psychiatre brestois déjà plusieurs fois
condamné par contumace pour des faits de pédophilie ou d’agressions
sexuelles sur plusieurs de ses jeunes patients handicapés mentaux, le
dénommé Serge Rodallec, en fuite à l’étranger depuis l’automne 2005, et
qui sera retrouvé en Thaïlande au mois de janvier 2010, puis rejugé et
condamné pour tous ses crimes en première instance comme en appel, cette
fois en sa présence; or, j’étais bien harcelée avec de nombreuses
allusions à ma vie privée et mon passé professionnel, qu’aucun de mes
harceleurs, que je ne connaissais pas, n’était censé connaître. Comme
cela sera amplement confirmé par la suite par de nombreux éléments de
preuve ne présentant aucune ambiguïté, j’étais en fait piratée et
illégalement écoutée par ces personnes qui alors agissaient toutes
masquées hormis leur chef Pascal Edouard Cyprien Luraghi, et étaient
aussi alimentées à mon sujet en de nombreuses fausses informations ou
inventions calomnieuses émanant de la criminelle Josette Brenterch du
NPA de Brest qui dirigeait déjà tous les harcèlements dont j’étais
victime à Brest depuis mon arrivée dans cette ville en 1995, après
m’avoir aussi fait harceler dans mon travail auparavant, à tel point que
j’avais dû me réfugier à Brest pour échapper à des tentatives
d’assassinat devenues itératives.
En parallèle, j’étais aussi régulièrement calomniée sur le blog
Luraghi, comme sur des pages du Post ou de Rue89 où je n’intervenais
même pas.
Ces harcèlements primitifs prendront une tournure beaucoup plus
violente en 2010, notamment à compter du mois de juin 2010, du fait
qu’après avoir été bannie successivement des sites Rue89 et Le Post à la
demande – très insistante – de mes harceleurs, j’avais ouvert un blog
dénommé « Un petit coucou » sur la plateforme OverBlog, où je racontais
un peu pour la toute première fois ce que j’avais subi sur ces deux
sites durant deux ans, tout en continuant à commenter des faits de
l’actualité : mes harceleurs ne supportant absolument pas que je
qualifie leurs agissements de harcèlements s’étaient mis dès lors à
m’accuser de les « diffamer » ou les « calomnier »… ce qui à leurs yeux
justifiait pleinement une sévère escalade dans les violences qu’ils me
faisaient déjà subir depuis deux ans…
Mais ils n’admettaient pas davantage de voir sauter leurs comptes sur
Rue89 au motif du « harcèlement personnel » auquel ils se livraient en
meute sous forme de raids à l’encontre d’autres internautes, ne
reconnaissant toujours que des « moqueries » selon eux parfaitement
justifiées…
Au mois d’avril 2010, donc, ils vont recruter de nouveaux harceleurs
quasi professionnels dont, notamment, le psychopathe Jean-Marc
Donnadieu, en vue d’obtenir la suppression de ce blog comme ils avaient
déjà obtenu mon bannissement des sites Rue89 et Le Post, mais aussi, des
condamnations judiciaires les plus lourdes possible et un internement
psychiatrique « à vie », puis se mettent, à compter du mois de juin
2010, à révéler au public mon identité et tout ce que leur contait à mon
sujet depuis le début de leurs harcèlements à mon encontre, en 2008, la
criminelle Josette Brenterch du NPA de Brest qui, appelée à la
rescousse par son complice Pascal Edouard Cyprien Luraghi, participe dès
lors aux harcèlements et campagnes de calomnies publiques de la bande à
mon encontre sans plus se cacher.
Leur logique n’a jamais varié : estimant avoir eux-mêmes tous les
droits, ils avaient décrété dès 2008 que j’aurais dû être interdite de
toute expression publique, la fin, selon eux parfaitement justifiée,
justifiant aussi tous les moyens employés, et le tout rendant
nécessairement à leurs yeux totalement inacceptable toute résistance
comme toute forme de réponse ou de dénonciation de ma part, qu’elle soit
publique ou judiciaire. Notamment, je n’ai pas le droit de démentir ou
corriger toutes les informations, fausses pour la plupart, qu’ils
publient à mon sujet à compter de juin 2010 en violation de mon droit au
respect de la vie privée et mes démentis et droits de réponse
justifient dès lors des poursuites judiciaires totalement hallucinantes
où la charge de la preuve est toujours abusivement ou illégalement
renversée, outre que je suis aussi systématiquement accusée
mensongèrement de faits que je n’ai pas commis (et qui sont de même
nature que les faits délictueux dont je suis moi réellement victime de
la part de mes harceleurs donnant désormais dans la dénonciation
calomnieuse) : c’est à moi qu’il appartient ainsi de me justifier quant à
mes allégations publiques anonymes sur ma propre vie privée, pas à eux
qui clament partout haut et fort en avoir publié la vraie version… et
prétendent avoir été, selon les cas, « diffamés » ou « harcelés » par
mes démentis et droits de réponse consécutifs à leurs campagnes de
calomnies publiques à mon encontre…
Nous en sommes toujours là aujourd’hui. En 2016, le psychopathe
Pascal Edouard Cyprien Luraghi demandait encore au juge des référés du
Tribunal de Grande Instance de Paris la suppression de la totalité de
mes écrits publics et mon interdiction définitive de toute expression
publique, estimant en cela être dans son bon droit, tout comme lorsqu’il
exigeait en 2009 et au cours des années suivantes la suppression de mes
comptes et de la totalité de mes écrits publics sur les sites Rue89 et
Le Post, puis sur la plateforme de blogs OverBlog. Tout comme lui, son
complice Jean-Marc Donnadieu de Béziers, qui avec lui et toute sa bande
continue à violer l’intimité de ma vie privée de toutes les manières
possibles et imaginables, m’accuse toujours de le « harceler » alors que
je me contente de raconter et d’expliquer ce qu’ils me font subir en
toute impunité depuis maintenant plus de dix ans, avec la complicité, il
est vrai, des magistrats ultra CORROMPUS du Tribunal de Grande Instance de Brest (nous y reviendrons).
Mais revenons-en à la Ligue du LOL et ses méfaits, comparables aux
harcèlements du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi et de sa
bande de « déconnologues » contre nombre d’autres internautes, parfois
aussi des journalistes, sur les sites Rue89 et Le Post à compter de
l’année 2008.
« Quand on nous dit qu’on n’a pas le droit d’exister
virtuellement, on se dit qu’on n’a pas le droit d’exister non plus dans
la vraie vie », conclut Thomas Messias, qui en a été victime.
En ce qui me concerne, je n’avais déjà plus aucun droit d’exister
dans la vraie vie lorsque je me suis inscrite sur le site Rue89 pour y
commenter quelques articles. Je ne pouvais plus depuis de nombreuses
années tenter de m’insérer où que ce soit ou de me lier avec qui que ce
soit sans être automatiquement harcelée et agressée par des personnes au
service de mes anciens employeurs harceleurs, c’est-à-dire
principalement, à Brest depuis l’année 1995, la criminelle Josette
Brenterch de la LCR de Brest et ses sbires, tous pervers ou
psychopathes.
Internet était la seule, la dernière, l’ultime fenêtre ouverte sur l’extérieur qui me restait.
Josette Brenterch n’a pas lésiné sur les moyens pour m’y interdire
l’accès comme elle m’avait déjà fermé toutes les autres portes ou
fenêtres – termes qu’elle utilise bien d’elle-même dans ses plaintes
contre moi en évoquant tous ses précédents succès à mon encontre, alors
qu’elle me surveillait depuis des lustres par divers moyens illégaux
pour être en mesure de me faire exclure absolument de tout lieu ou tout
tissu social où je tentais de m’insérer, toujours en mobilisant tous ses
réseaux, politiques et autres, notamment journalistiques.
Elle a bien bénéficié de la complicité de journalistes proches de la
LCR pour me faire harceler sur Internet, et d’abord sur le site Rue89 en
2008.
J’ai déjà évoqué à plusieurs reprises le cas de David Servenay,
auteur des premières violences que j’ai subies sur ce site, début
septembre 2008 :
Voilà les deux courriers électroniques qu’il m’avait envoyés coup sur
coup le 6 septembre 2008 après avoir supprimé mon premier compte sur le
site Rue89, « existe », et l’intégralité des commentaires y afférents
depuis sa création au mois de décembre 2007 :
Le 06/09/2008 à 13:17, david servenay a écrit :
Cher exist,
J’ai, à plusieurs reprises, été obligé de dépublier vos
commentaires (échanges ?) avec pomponette sous l’article consacré au
harcèlement, notamment parce qu’il relevait de l’insulte gratuite et
qu’il n’était en aucune mesure en relation avec le sujet de l’article.
Vous contrevenez ainsi aux principes de notre charte des commentaires que je vous invite à relire.
Si vous persistez dans cette voie, nous serons alors contraint de désactiver votre compte.
Cordialement,
DS
–
David Servenay
Journaliste Rue89
01 55 25 74 98
Le 06/09/2008 à 15:38, david servenay a écrit :
Exist,
Comme je vous l’indiquai lors de mon précédent mail, nous avons dû désactiver votre compte.
Vous n’avez respecté la charte des commentaires de Rue89, prohibant notamment les insultes et les interventions hors sujet.
Nous regrettons ce genre de comportement qui ne contribue pas à améliorer la qualité des débats.
Cordialement,
DS
–
David Servenay
Journaliste Rue89
01 55 25 74 98
Quoiqu’ils aient été envoyés avec plus de deux heures d’écart, je ne
les avais reçus, tous les deux en même temps, qu’après la suppression du
compte – et non sa seule désactivation.
Tenter d’accéder au compte « existe » ne me renvoyait plus alors que la mention : « does not exist ».
Pourquoi m’avoir appelée dans ces deux mails « exist » et non « existe » ?
Manifestement, il s’agit de pure perversité.
Il m’a toujours semblé qu’il ne supportait pas que je puisse être une
femme compte tenu de mon profil d’ingénieur ayant de plus travaillé
pour la Défense nationale sur des projets classés.
Par ailleurs, contrairement à ce qu’il prétend, ce n’est pas moi qui
insultais ou tenais des propos hors sujet, mais bien la riveraine
« Pomponette », non intéressée par le sujet de débat et venue
brutalement m’y attaquer, avec sa complicité évidente.
Je m’étais inscrite avec ce pseudonyme, de mon point de vue non
genré, non pas dans l’idée de dire « j’existe », mais dans celle de
m’exprimer spécifiquement sur des sujets habituellement peu ou pas
traités par les médias, afin d’informer le public : « ça existe », il
faut le savoir.
En en retirant la marque d’un féminin hypothétique, c’est bien la
personne qu’il attaquait directement, qu’il supprimait de la manière la
plus radicale qui soit, me signifiant ainsi que je n’existais pas, ou
plus.
Je ne suis pas la seule à me plaindre de sa part de négationnisme :
Après ce coup-là, ayant été autorisée à me réinscrire sur le site
Rue89 par Arnaud Aubron à la suite de protestations de plusieurs autres
riverains qui tous appréciaient mes commentaires sur le site et avaient
été assez choqués par ce qui s’était passé, j’étais revenue sous le
pseudonyme de « jexiste, si, si » répondant évidemment à cet assassinat
virtuel faisant écho aux différentes tentatives d’assassinat dont
j’avais déjà été victime dans la « vraie vie », comme le savait bien le
pervers David Servenay.
Et à peine avais-je recommencé à commenter des articles relatifs au
problème du harcèlement moral en entreprise que j’étais menacée de mort
par des inconnus venus cogner à la porte de mon domicile comme des
malades deux nuits consécutives… Ils hurlaient dans la rue à mon adresse
en évoquant mes commentaires sur le sujet du harcèlement moral sur le
site Rue89.
Que le harcèlement commence ou se termine par Internet, il s’agit
bien d’une négation totale du droit à la vie, comme cela m’a maintes
fois été signifié on ne peut plus clairement par mes harceleurs, dans la
vraie vie comme sur Internet.
VIDEO. « Il faut le dire : vous vous effondrez » : des victimes de « La Ligue du LOL » témoignent
Un groupe Facebook actif depuis 2009, « La Ligue du LOL », a été à
l’origine d’un harcèlement ciblé et organisé sur les réseaux sociaux.
Quatre de leurs victimes témoignent auprès de franceinfo.
« Ils étaient vraiment plusieurs, en tirs groupés. Et c’était ça qui était très, très angoissant. » Florence Porcel est l’une des victimes de « La Ligue du LOL ». La
vulgarisatrice scientifique a subi pendant des années un violent
harcèlement sur les réseaux sociaux qui s’est même traduit dans la vie
réelle. La scène s’est déroulée il y a près de sept ans, mais celle qui
travaillait à l’époque sur l’émission « Le Grand Webzé » n’a rien
oublié. « Ils sont venus me trouver, m’encercler, pour me demander de leur présenter François Rollin, qui était le coanimateur » de l’émission, se
remémore-t-elle. Ce harcèlement avait commencé par des vagues de tweets
malveillants, venant de plusieurs comptes, identifiables ou anonymes.
Le même mode opératoire est raconté par les victimes contactées par
franceinfo. Des dizaines de personnes humiliaient, insultaient et
menaçaient des internautes connus sur Twitter.
Une « bande de copains » influents
En 2009, lorsque le groupe est créé, les internautes sont encore peu à
avoir investi le réseau social au petit oiseau bleu. Les jeunes
journalistes, communicants et blogueurs présents se connaissent, au
moins de nom ou de pseudo. Parmi eux, les membres de « La Ligue du LOL »
sont influents et travaillent pour la plupart dans les médias, la
communication et la publicité. « Une bande de copains« , selon Galliane, ancienne blogueuse et community manager. Ils décident de s’attaquer aux personnes « qui avaient de la visibilité sur Twitter« , d’après Christophe Ramel, lui aussi community manager freelance et blogueur pendant plusieurs années.
Leurs cibles sont souvent des femmes qui travaillent dans les mêmes milieux qu’eux. « Ma
femme, qui est également journaliste, était blogueuse à l’époque, et
tenait un blog qui parlait de sa vie de femme, de mère, de sa vie
professionnelle », explique Thomas Messias, professeur de
mathématiques dans le Nord et pigiste à Slate. Il a lui aussi été
victime de harcèlement de la part de membres de « La Ligue du LOL » : « Ces gens, à chaque publication(…), se moquaient quel que soit le sujet. »
Ils avaient créé un hashtag avec le nom de mon blog et
ils partageaient tout un tas de contenus vraiment obscènes par ce
biais-là. Une fois, une personne a même donné [sur Twitter] mon adresse,
ma vraie adresse.
Christophe Ramel, ancien community manager et blogueurà franceinfo
Les membres de « La Ligue du LOL » forment une communauté soudée et
réactive. Le harcèlement qu’ils exercent à l’encontre de leurs cibles
est organisé au sein du groupe Facebook, comme l’explique Christophe
Ramel : « Dès qu’il y avait une personne qui en parlait, dans les 20, 25 minutes, il y en avait une dizaine qui rebondissaient. »
« On se dit qu’on n’a pas le droit d’exister »
Les insultes sont misogynes, racistes, homophobes, antisémites,
grossophobes. Des victimes découvrent leur visage sur des montages
humiliants, souvent à caractère pornographique. Un harcèlement d’autant
plus violent que les membres de « La Ligue du LOL » sont très suivis sur
Twitter. Leurs messages sont relayés par leurs followers, augmentant la
souffrance de leurs victimes. « Si tous les jours, à chaque fois que vous tweetez, quelqu’un vient pour vous harceler, vous pétez un plomb », raconte Galliane.
La vingtaine de victimes contactée par franceinfo espère que ces révélations alerteront sur la réalité du cyberharcèlement : « Quand
on nous dit qu’on n’a pas le droit d’exister virtuellement, on se dit
qu’on n’a pas le droit d’exister non plus dans la vraie vie », conclut Thomas Messias.
Quand la presse va-t-elle approfondir la question ?
Arnaud Aubron a quitté Rue89 pour Les Inrocks fin 2009.
En 2008 et 2009, je l’ai vu soutenir les harcèlements de la bande de
« déconnologues » du psychopathe Pascal Edouard Cyprien Luraghi par
plusieurs actes positifs.
A l’automne 2008, c’est lui qui avait autorisé la publication sur le
site Rue89 d’un billet d’humeur du blogueur Charles Mouloud visant les
femmes victimes de harcèlement moral en entreprise qui étaient déjà
harcelées sur ce site par le cybercriminel et ses amis. Elles se
trouvaient là qualifiées de « trolls » et cette publication, comme
annoncé au préalable sur le blog Luraghi, n’était que prétexte à les
pourrir massivement sur Rue89 où leur présence dérangeait. Elles y
avaient pourtant été attirées par des invitations explicites à témoigner
et débattre sur se sujet du harcèlement moral en entreprise qu’elles
connaissaient bien dans les commentaires sur des articles du site y
consacrés.
Au mois d’août 2009, Yann Guégan ayant supprimé des centaines de
commentaires hors charte de ces cyberharceleurs qui se nommaient
« déconnologues », ceux-ci ne pouvant le tolérer avaient tous quitté le
site Rue89 pour se retrouver sur le blog de leur « Konducator ».
Ce sont là deux grands événements fondateurs de son groupe, avec
l’arrivée du pseudonymé « Hulk, gros con de droite » au mois de mars
2009.
Or, Arnaud Aubron avait ensuite tenté de les faire revenir sur le site, ce qu’ils feront effectivement, mais pas tout de suite.
En attendant, son courrier électronique adressé à « Hulk » avait été immédiatement publié dans les commentaires de l’ICI-BLOG.
Certaines méthodes de la Ligue du LOL, notamment le machisme et le
harcèlement, semblent «avoir contaminé la rédaction» du magazine
culturel Les Inrockuptibles, dont deux collaborateurs se sont avérés
être membres de ce groupe, révèle Mediapart dans son enquête.
Peu après qu’il a été révélé que deux journalistes des Inrocks —
David Doucet, rédacteur en chef du service Web, et François-Luc Doyez,
son adjoint – faisaient partie de la Ligue du LOL, ce groupe Facebook
fermé dont des membres ont harcelé en ligne plusieurs personnes,
Mediapart a contacté vingt personnes travaillant ou ayant travaillé pour
ce magazine branché pour faire la lumière sur l’ambiance.
«Le tableau qu’ils et elles dépeignent est effarant. La plupart
d’entre eux ont demandé à rester anonymes. « Par peur des
représailles », au niveau « professionnel » ou » personnel », nous ont
confié plusieurs journalistes. Y compris parmi celles et ceux qui ont
retrouvé du travail ailleurs», lit-on dans l’enquête du journal en ligne.
Les mots qu’une partie d’entre eux répètent ne sont autres que
«peur», «intimidations», «humiliations», «un système de domination»,
«piques répétées», «entre-soi masculin».
Certains se disent notamment avoir été victimes de harcèlement, de
photomontages calomnieux et mentionnent des pratiques de flicage. Qui
plus est, certains évoquent celle de la consultation des ordinateurs des
collaborateurs.«Les sources interrogées par Mediapart décrivent aussi
une ambiance de « boy’s club » proche de celle parfois en vigueur à la
Ligue du LOL, ou de « vestiaire de foot », où une certaine sociabilité
masculine règne en maître, écartant de facto les femmes et les hommes
n’entrant pas dans ce schéma», écrit Mediapart.
Contacté par ce média, David Doucet a affirmé «avec force n’avoir jamais commis les actes» décrits.
La forme de cet article ou de cette section n’est pas encyclopédique et ressemble trop à un curriculum vitæ (septembre 2018).Modifiez l’article pour aider à le transformer en article neutre et encyclopédique — notamment grâce à des sources secondaires indépendantes qui analysent le sujet — ou discutez-en.
Arnaud Aubron (né en 1974) est un journaliste français, co-fondateur du site Rue89 et président du directoire de l’hebdomadaire Courrier international depuis février 20141.
En mai 2007, alors rédacteur en chef adjoint à Libération, il quitte l’entreprise avec les journalistes Pierre Haski, Pascal Riché et Laurent Mauriac pour fonder le site d’information Rue893 dont il devient rédacteur en chef adjoint. À la fin de 2009, il est recruté par Matthieu Pigasse pour rejoindre la nouvelle équipe des Inrockuptibles en tant que rédacteur en chef et directeur du numérique4.
En mars 2012, il publie chez Don Quichotte (Seuil) Drogues Store5,
dictionnaire rock, historique et politique des drogues. La même année, à
la suite du départ de David Kessler pour l’Élysée, Arnaud Aubron est
nommé directeur général des Inrockuptibles6 aux côtés d’Audrey Pulvar. Il quittera finalement l’entreprise au bout de quelques mois à la suite de sa mésentente avec la directrice éditoriale7, qui quittera elle-même les Inrockuptibles peu de temps après.
Après avoir monté sa société de conseil fin 2012, il est finalement
nommé président du directoire et directeur de la publication de
l’hebdomadaire Courrier international en février 20148.
Manifestement, il s’agit des auteurs de photomontages évoqués dans mon précédent article.
Voilà donc deux nouveaux noms. Il en manque encore une bonne vingtaine.
Remercions quand même ceux de ces messieurs qui finalement ont bien
voulu parler d’eux-mêmes de cette Ligue du LOL harceleuse, car sans
cela, ses victimes ne seraient toujours pas écoutées ni entendues…
« Ligue du LOL »: deux agents de la Mairie de Paris suspendus
Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 19/02/2019 à 15:38 , mis à jour à 21:46
Une source fait valoir que les deux agents ont été embauchés
« bien après les faits » qui leur sont reprochés
(illustration).afp.com/Kenzo Tribouillard
L’un d’eux est notamment pointé du doigt pour la création d’un montage photo antisémite visant un blogueur.
L’hôtel de ville touché par le scandale. Deux agents de la Mairie de Paris, soupçonnés d’avoir été membres de la « ligue du LOL »
et d’avoir publié dans le passé des caricatures ou propos antisémites,
ont été suspendus ce mardi matin, a annoncé la Ville. « Le temps que
l’instruction du dossier se fasse par la Mairie de Paris, les deux
agents ont été suspendus ce matin à titre conservatoire », a précisé la
source.
Depuis plusieurs jours, les noms des deux agents de la Ville
revenaient régulièrement sur les réseaux sociaux parmi les membres de ce
groupe Facebook qui rassemblait une trentaine de journalistes et
communicants, accusés d’avoir notamment harcelé des militantes
féministes et d’autres journalistes. Selon Mediapart,
il s’agit du graphiste Gautier Gevrey et du développeur Julien Verkest.
Le premier tweetait avec le compte woumpah et le second avec plusieurs
comptes, comic_sansms et saintlaineux, ajoute le média d’investigation.
Montage antisémite
Ces deux personnes avaient été embauchées « bien après les faits qui
leur sont reprochés (…) en 2014 et 2017 à la direction de la
communication sur des fonctions de back office. L’un est
graphiste, l’autre développeur », a confirmé une autre source. Il y a
une semaine, ils avaient été convoqués par leur hiérarchie et les
directions judiciaires et des ressources humaines avaient été saisies.
Julien Verkest serait l’un des auteurs d’un montage antisémite
diffusé en 2010, représentant le créateur du blog « Megaconnard », juif
lui-même, vêtu d’un T-shirt arborant une étoile jaune. Mediapart a
également exhumé des tweets de Gautier Gevrey montrant une tendance à la
plaisanterie douteuse sur le sujet, ainsi que des commentaires publiés
sur le blog « Megaconnard » lui-même.
Un autre membre de la « ligue du LOL », le publicitaire Renaud
Loubert-Aledo, aujourd’hui suspendu par son employeur, Publicis, avait
tweeté le montage antisémite. Après la publication des articles de
L’Express et de Mediapart sur la « ligue du LOL » et l’antisémitisme,
celui-ci a admis que ce montage était « abject », et a assuré regretter
« profondément ces actes indélébiles et répugnants ».
Ligue du LOL : 6 journalistes écartés après des accusations de cyberharcèlement
Des journalistes de « Libération », des « Inrocks » et un
publicitaire sont concernés après la révélation des campagnes de
harcèlement auxquelles ils ont participé.
Publié le 11 février 2019 à 12h27 – Mis à jour le 11 février 2019 à 20h07
La Ligue du LOL est le nom d’un groupe Facebook
particulièrement actif entre 2009 et 2012. Il est reproché à ses membres
d’avoir orchestré des campagnes de cyberharcèlement, en particulier
contre des femmes. Quentin Hugon / Le Monde
Leurs noms ont circulé tout le week-end dans l’affaire de la Ligue du LOL. Lundi 11 février au matin, Alexandre Hervaud, numéro 3 du Web de Libération, et Vincent Glad, collaborateur pigiste du journal, ont été mis à pied « à titre conservatoire ». Laurent Joffrin, directeur de la publication et de la rédaction de Libération, a déclaré au Monde :
« Cela ne préjuge en rien d’une culpabilité quelconque et nous
lançons donc une enquête interne pour savoir ce qu’il s’est passé. Nous
n’avons rien à cacher. C’est nous qui sortons l’information [dans un article de la rubrique de vérification de l’information Checknews, paru vendredi]. Nous réagissons tout de suite. »
Une enquête interne sera menée par M. Joffrin et d’autres
collaborateurs. La SPCL, société civile des personnels de Libération y
sera aussi associée. Le directeur a également confié l’ouverture d’une
réflexion sur « l’exercice de [la] profession [de journaliste] sur les réseaux sociaux », où la situation est « ambiguë », avec la « nécessité éventuelle de faire une charte ».
« Je présente mes excuses aussi sincères que tardives aux
personnes qui, à un moment ou à un autre, ont été blessées par mes mots
en quasi onze ans d’activité sur Twitter », a écrit Alexandre Hervaud dans un long texte
publié sur le réseau social. Son message intervenait après trois Tweets
publiés deux jours plus tôt, dans lesquels il qualifiait ses
agissements de « saillies ricaneuses » et conspuait « ceux qui sautillent de joie dans leur bile revancharde ».
Et à ceux qui sautillent de joie dans leur bile
revancharde en se disant « pfiou, bien fait pour leurs gueules de co…
https://t.co/jAjhY7waU4
— AlexHervaud (@Alexandre Hervaud)
Vincent Glad, fondateur du groupe Facebook intitulé la Ligue du LOL, a lui aussi publié un long texte sur Twitter, dans lequel il explique avoir « créé un monstre qui [lui] a totalement échappé », avant de présenter ses excuses. Brain Magazinea également suspendu sa collaboration avec lui.
La Ligue du LOL est le nom d’un groupe Facebook particulièrement
actif entre 2009 et 2012, et dans lequel se retrouvaient une trentaine
d’utilisateurs populaires de Twitter à l’époque, dont plusieurs
journalistes parisiens, pour tenir des conversations privées. Il leur
est aujourd’hui reproché d’avoir orchestré des campagnes de
cyberharcèlement, en particulier contre des femmes. L’affaire a eu
d’autres répercussions, lundi :
A l’hebdomadaire Les Inrockuptibles, David Doucet,
rédacteur en chef web et ancien membre de la Ligue du LOL, a également
été mis à pied à titre conservatoire, a-t-on appris lundi après-midi.
Une procédure de licenciement pour faute grave a été engagée à son
encontre.
Stephen des Aulnois, rédacteur en chef et fondateur du Tag parfait –
magazine en ligne de la culture pornographique –, et membre de la Ligue
du LOL durant « de nombreuses années »,a annoncé
sur Twitter qu’il se retirait de son poste. Il a également annoncé que
Le Tag parfait et Le Bon Fap – sélection de vidéos pornos – mettaient en
pause leurs activités « pour un temps indéterminé, le temps de la réflexion et du recul ».
Le site de podcasts Nouvelles Ecoutes a annoncé avoir « pris
la décision de mettre fin, avec effet immédiat, à [sa] collaboration
avec Guilhem Malissen et de suspendre momentanément la production de
“Bouffons” », l’émission qu’il animait.
Selon les informations du Monde, le publicitaire Renaud
Loubert-Aledo, alias @ClaudeLoup sur Twitter, qui travaille chez
Publicis Consultants depuis 2011 en tant que « strategist », a été mis à pied à titre conservatoire, a fait savoir l’entreprise.
Guillaume Ledit, journaliste à Usbek & Rica, a également été mis à pied à titre conservatoire, a annoncé le directeur de publication du trimestriel, Jérôme Ruskin. Celui-ci a ajouté qu’il arrêtait également « toute collaboration » avec Renaud Loubert-Aledo.
Lire notre décryptage : Trois questions sur l’anonymat et le pseudonymat sur Internet
Se défendant d’avoir « nui socialement ou professionnellement » à quiconque, le rédacteur en chef de Slate et ancien membre de la Ligue du LOL, Christophe Carron, s’est lui aussi excusé sur Twitter. Il a précisé que le site couvrirait l’affaire « sans s’interdire aucun angle »,
et sans qu’il prenne part à la supervision des articles. Selon l’un des
fondateurs du site, Jean-Marie Colombani, interrogé par Le Monde,« il n’a jamais harcelé ni insulté »
et a présenté dès son arrivée en août 2017 des excuses à deux
journalistes à la pige qui avaient été la cible des agissements du
groupe. L’une d’elles, Lucile Bellan, a d’ailleurs publié lundi son témoignage, détaillant comment elle en avait parlé avec lui :
« A notre premier rendez-vous, je l’ai confronté et nous avons eu
plusieurs fois, ces derniers mois, l’occasion de partager nos
expériences de ces dernières années, d’un côté et de l’autre de la
barrière de ce qui est censé être cool sur Internet. »
« C’est tout le Twitter de l’époque qui est mis à plat »
SOS-Racisme a demandé lundi au parquet de Paris d’ouvrir une enquête préliminaire. « Les
arguments employés pour faire “craquer” les cibles de leurs attaques
sont éloquents : sexisme, homophobie ainsi que racisme ont fait partie
des arguments massivement employés, sans que toute la vérité ait encore
été totalement rendue publique », écrit l’association dans un communiqué.
Plusieurs témoignages, au sein des rédactions concernées et parmi les
victimes, ont émergé ces derniers jours, parallèlement aux communiqués
d’excuses des membres de cette Ligue du LOL. Un journaliste de Libération a ainsi déclaré, après la mise à pied de ses collègues :
« C’est le couvercle de la marmite qui a sauté. J’ai l’impression
que c’est tout le Twitter de l’époque qui est mis à plat. Je voyais des
clashes passer et peu de gens réagissaient, mais je n’imaginais pas que
cela avait pris ces proportions. On ne sait pas encore bien qui a fait
quoi précisément. Il faut le temps de dérouler la pelote. »
Parmi les victimes, la vidéaste Florence Porcel a raconté qu’outre un « harcèlement en groupe sur Twitter »
et un canular téléphonique humiliant mis en ligne où l’un d’eux se
faisait passer pour un recruteur, les harceleurs étaient venus « physiquement » la voir sur son lieu de travail.
Le blogueur Matthias Jambon-Puillet a, pour sa part, raconté dans un long texte publié sur le site Medium des insultes anonymes sur lui et son travail, des « enregistrements sarcastiques », des photomontages, dont un pornographique envoyé en son nom à des mineurs.